Utilisé massivement comme alternative au sucre, l’aspartame est présent dans de nombreux produits alimentaires, souvent à l’insu des consommateurs. L'association Foodwatch tire la sonnette d'alarme en exigeant plus de transparence sur cet édulcorant controversé.
Depuis plusieurs décennies, l'aspartame a fait son entrée dans notre alimentation, notamment en Europe où on le trouve dans plus de 6 000 produits. Cet édulcorant est environ 200 fois plus sucré que le saccharose, ce qui permet aux industriels de proposer un goût sucré marqué tout en réduisant les calories. Dans un contexte où la lutte contre le sucre est devenue une priorité de santé publique, ce choix se révèle séduisant.
Sodas, chewing-gums et yaourts : où se cache l'aspartame ?
L’aspartame est particulièrement présent dans les boissons étiquetées « zéro sucre », comme Coca-Cola Zero, Pepsi Max et Sprite Zero. On le trouve également dans de nombreux chewing-gums, des produits de confiserie sans sucre, et des yaourts allégés tels que Yoplait 0 %. En outre, cet édulcorant s'invite dans des produits destinés aux sportifs, comme Powerade, ainsi que dans des médicaments effervescents.
Des inquiétudes croissantes et un besoin de vigilance
La réputation de l’aspartame est ternie par son passé controversé. Découvert par un chimiste en 1965, il était salué comme une alternative révolutionnaire aux édulcorants jugés plus risqués. Après plusieurs révisions réglementaires, il a finalement été autorisé dans les années 1980. Cependant, depuis le début des années 2000, les préoccupations concernant la sécurité de l'aspartame sont revenus sur le devant de la scène, surtout après le classement de l'Organisation mondiale de la santé en 2023 qui le désignait comme « possiblement cancérogène pour l'homme ».
Bien que l'OMS considère que les doses habituelles ne posent pas de problème majeur, l'association Foodwatch insiste sur l'application du principe de précaution. De plus, elle note que ces édulcorants ne constituent pas une solution pour contrôler le poids, car ils semblent encourager la consommation de produits sucrés. Économiquement, ils permettent aux industriels d'éviter certaines taxes associées au sucre tout en maintenant l'attrait des consommateurs pour le goût sucré. Face à ces contradictions, Foodwatch appelle à une interdiction complète de l'aspartame dans l'alimentation.
En attendant des changements règlementaires, les consommateurs doivent faire preuve de vigilance : lire les étiquettes et identifier le code E951 est essentiel pour limiter leur consommation d’aspartame.







