Dans Bombolini, son premier album solo et lumineux, l'ex-Brigitte partage ses émotions et ses luttes, qu'elle transforme en recettes de bonheur.
Rencontrer Aurélie Saada, c’est comme recevoir un rayon de soleil en plein hiver. L’auteure-compositrice-interprète a récemment lancé son premier album solo Bomboloni, et bien qu'elle soit en tournée, elle nous accueille chaleureusement dans son appartement parisien. Dans un décor où se mêlent canapés de velours et objets de famille, elle choisit de nous parler à la table, son espace de prédilection.
Un partage joyeux et généreux
« J'adore cuisiner, mais surtout partager un repas. Pour quelqu'un de pudique comme moi, préparer et servir des plats, c'est une manière de dire aux autres que je les aime. Considérée comme une arène de convivialité, ma table peut accueillir jusqu'à dix-huit personnes. C'est ici que j'ai préparé l'enregistrement de Bomboloni. J'invitais mes musiciens pour travailler ensemble, et je me levais tôt pour préparer des délices. Je voulais créer une atmosphère chaleureuse pour notre projet. »
Cuisine et musique, un lien intime
Bomboloni évoque autant la douceur que la douleur. Les textes mélangent des thèmes de rupture avec des références culinaires, révélant la richesse des expériences humaines. « Je me suis rendu compte que je parlais beaucoup de cuisine dans mes paroles, car elle symbolise la complexité de la vie : le plaisir, la famille, la mémoire. Cuisiner et écrire sont deux arts similaires. On construit un plat ou une chanson à partir de ce que l'on a, tant émotionnellement que matériellement. »
Le charme du passé revisité
Après le tournage de son film Rose, Aurélie se consacre à sa musique, transformant son sentiment de solitude en art. Inspirée par le cinéma italien et le glamour des années 50, elle apporte une légèreté et un éclat à ses créations. Sa présence sur les réseaux sociaux, où elle partage des recettes dans de belles robes, est une expression de son authenticité. Chaque pièce de vêtement porte une histoire, tout comme ses plats. « Il est essentiel d’être soi-même sur ces plateformes. La cuisine est devenue un fil conducteur qui m'illustre et illustre ma musique. »
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La générosité des gestes simples
Aurélie se concentre sur les symboles de positivité. Par exemple, elle trouve une belle signification dans le hallot, le pain traditionnel de shabbat, qui symbolise le partage. Elle réinvente également des traditions culinaires, donnant à ses guizadas une touche de pistache pour apporter une note colorée et appétissante. Lorsque la conversation aborde ses recettes, elle témoigne de sa générosité : « Avec moi, beaucoup, c'est bien ; trop, c'est encore mieux. »







