Les intoxications alimentaires liées à une nouvelle souche de salmonelle, la salmonelle typhimurium, ont connu une forte augmentation au cours des dernières années. Le Parisien rapporte que les cas de gastro-entérites provoqués par cette bactérie sont en plein essor, passant d'une cinquantaine détections en 2007 à maintenant 2500 cas annuels. Selon Françoise-Xavier Weill, directeur du Centre national de référence des salmonelles à l'Institut Pasteur, cette hausse alarmante a alarmé les autorités de santé.
Foyers de contamination : une traçabilité difficile
Cette recrudescence des infections alimentaires par salmonelle est également observée à l'échelle européenne, et plusieurs questions subsistent quant aux raisons de cette montée en flèche. Principalement, la consommation de charcuterie à base de porc (saucisses, pâtés, jambons) est pointée du doigt. Toutefois, identifier les foyers de contamination reste un défi. En effet, la salmonelle peut se maintenir dans le tube digestif de divers animaux tels que des porcs, des oiseaux et des bovins, souvent sans en montrer de signes cliniques.
Prévention : des gestes simples pour se protéger
La transmission de la salmonelle se produit principalement par la consommation d'aliments contaminés, représentant 95% des cas. Les aliments les plus concernés incluent les œufs, les produits laitiers, ainsi que les viandes insuffisamment cuites. Pour limiter les risques d'infection, l'ANSES recommande plusieurs mesures d'hygiène :
- Se laver les mains après avoir manipulé des animaux et des aliments crus.
- Éviter les températures fluctuantes pour stocker les œufs.
- Préparer les plats à base d'œufs crus proche du moment de consommation.
En outre, il est conseillé aux groupes à risque (personnes âgées, immunodéprimées, jeunes enfants, femmes enceintes) d'éviter les aliments crus ou peu cuits. Actuellement, la salmonelle reste l'un des principaux agents d'épidémies d'origine alimentaire en Europe.







