Une étude récente de l'Observatoire de la qualité de l'alimentation (Oqali) a mis en lumière un constat préoccupant : près de 50 % des aliments industriels analysés contiennent au moins une matière grasse végétale, souvent sans précision sur l'étiquette.
Les résultats de l'étude
Oqali a examiné les formulations de plus de 14 000 produits alimentaires. Bien que des progrès aient été réalisés, ils restent inférieurs aux objectifs fixés par le Plan national nutrition santé (PNNS 2). Ce dernier recommande de réduire la consommation de matières grasses ajoutées tout en favorisant des graisses de meilleure qualité, telles que l'huile de colza ou d'olive. Malheureusement, il est fréquent que des huiles moins bénéfiques comme l'huile de palme, de tournesol ou de cocotier soient privilégiées.
La présence inquiétante de l'huile de palme
Dans les détails, l'étude révèle que 34 % des produits analysés contiennent de l'huile de palme, principalement dans des produits tels que les biscuits, les barres céréalières et les apéritifs. Les experts en nutrition mettent en garde contre cette huile, en raison de sa richesse en acides gras saturés, néfastes pour la santé cardiovasculaire. En outre, 19 % des produits contiennent de l'huile de tournesol, tandis que 11 % intègrent de l'huile de coprah, souvent retrouvée dans les glaces.
Les alternatives nutritives
L'huile de colza est présente dans 29 % des aliments étudiés, surtout dans les plats traiteurs frais. En revanche, l'huile d'olive, bien que reconnue pour ses bienfaits, ne figure que dans 9 % des produits de l'étude. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) recommande une consommation de 35 à 40 % de lipides dans un régime quotidien, en insistant sur l'importance de diversifier les sources de graisses, y compris celles d'origine animale comme les oméga-3, présents dans certains poissons gras.
*L'étude complète est disponible dans le rapport Etude des ingrédients – Oqali – Edition 2012.







