L'heure à laquelle nous nous asseyons à table le soir revêt une importance capitale. D'après des spécialistes, adopter une heure de dîner raisonnable pourrait nous bénéficier à tous.
Chaque soir, le même constat s'impose : après une journée effrénée, la famille espère savourer un moment de convivialité autour de la table. Mais, face aux exigences professionnelles, scolaires et aux activités extra-scolaires, il devient rare de dîner à une heure convenable. Conséquence directe : le temps consacré au repas s'amenuise considérablement. Une étude récente menée par OpinionWay pour HelloFresh indique qu'une famille sur quatre prend son dîner en moins de 30 minutes ! Cette tendance est regrettable. En effet, le rituel du dîner, lorsqu'il n'est pas bâclé, possède des bienfaits significatifs.
Les enjeux d'un dîner en famille
Le constat est amer : les dîners en famille perdent de leur substance. La psychologue Aurélie Callet souligne l'importance de ces moments partagés : "Chaque instant passé ensemble à table éloigne les écrans et favorise de vraies interactions. Cela renforce les liens familiaux et stimule les échanges sur nos journées et nos émotions, essentiels pour développer l'empathie et l'écoute. Cela s'avère particulièrement bénéfique pour les enfants, dont le vocabulaire peut s'enrichir jusqu'à sept fois plus lors de ces échanges qu'avec la simple lecture."
Les bienfaits d'un dîner anticipé
Prendre le temps de dîner à une heure raisonnable ne se limite pas à un moment de convivialité. Les effets sont également mesurables sur la santé : une alimentation consciente aide à mieux réguler la satiété et à adopter des habitudes alimentaires plus saines. De plus, dîner plus tôt contribue à une meilleure digestion, un sommeil de qualité, et réduit les risques de maladies cardiovasculaires, comme l'indique une recherche de l'INRAE. L'heure idéale pour s'attabler ? Entre 19h et 20h, pour une durée d'environ 47 minutes, selon HelloFresh.
Des études soutiennent d'ailleurs ces conclusions. Manger tardivement, après 21h, augmenterait de 28 % le risque de maladie cérébrovasculaire, tel que les AVC, surtout chez les femmes. Plutôt que de s'épouvanter pour rassembler la famille à table, pourquoi ne pas faire valoir ces arguments la prochaine fois ?







