Des chercheurs américains viennent de publier une étude fascinante sur le lien potentiel entre la consommation de café et l'espérance de vie. Selon leurs résultats, boire jusqu'à 8 tasses de café par jour pourrait être associé à une diminution du risque de mortalité.
Habituellement, les recommandations préconisent de ne pas dépasser 4 tasses par jour, car au-delà, les effets secondaires du café se feraient sentir. Cependant, l'étude menée par le National Cancer Institute (NCI) remet cette limite en question. Les résultats ont été diffusés dans la revue JAMA Internal Medicine.
Une étude à grande échelle
Pour leur recherche, les scientifiques ont examiné les données de près de 500 000 participants, dont l'âge moyen est de 57 ans, issues de l'étude Biobank britannique, qui couvre plus de 9 millions de personnes. Les participants ont été interrogés sur leur consommation quotidienne de café, qu'il s'agisse de café normal ou décaféiné, ainsi que sur leur état de santé général, leur niveau d'éducation et leurs habitudes en matière de tabac et d'alcool. Des échantillons d'ADN ont également été collectés.
Au cours des 10 ans de suivi, 14 000 participants sont décédés, principalement de maladies cardiovasculaires, de cancer et de maladies respiratoires. Il a été constaté qu'une consommation accrue de café était corrélée à une réduction des décès durant la période d'analyse. La recherche a révélé que cet effet bénéfique ne dépendait pas uniquement de la caféine ; d'autres éléments présents dans le café pourraient également jouer un rôle, comme l'a expliqué Erikka Loftfield, l'une des auteures de l'étude.
Gènes et café : des résultats surprenants
En approfondissant l'analyse, les chercheurs ont identifié quatre gènes liés au métabolisme de la caféine. Bien que certaines études antérieures aient suggéré que les variations génétiques pourraient augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, cette étude n'a trouvé aucune corrélation entre ces gènes et le risque de mortalité des participants.
Interprétation prudente des résultats
Cependant, les chercheurs mettent en garde : leur étude ne prouve pas que le café prolonge effectivement la vie. Ils ont uniquement établi un lien entre les deux. Erikka Loftfield a souligné que, bien que ces résultats puissent rassurer les amateurs de café, il est important de les interpréter avec précaution. De plus, parmi les 500 000 participants, seuls 10 000 en buvaient au moins 8 tasses par jour, et le risque de décès dans ce groupe par rapport à ceux qui en buvaient 4 n'était que légèrement supérieur.
En somme, cette étude apporte des éléments supplémentaires qui suggèrent que la consommation de café peut s’intégrer à une alimentation saine, avec bien sûr, une modération concernant l'ajout de crème et de sucre.







