Les faux aliments s'invitent de plus en plus dans nos cuisines, mais leur impact sur la santé soulève de nombreuses inquiétudes. Dernièrement, une étude de l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN), publiée le 11 février, a attiré l'attention sur cette problématique. Voici les points clés à retenir.
Qu'est-ce qu'un aliment ultratransformé ?
Les aliments ultratransformés, désignés aussi comme « faux aliments », sont souvent issus de procédés industriels complexes. Selon Anthony Fardet, chercheur en alimentation préventive, ces produits se caractérisent par une longue liste d'ingrédients, souvent plus de cinq. Ils peuvent inclure des additifs comme le sirop de glucose ou d'autres ingrédients alléchants mais nocifs, contribuant à un régime alimentaire peu équilibré.
Une consommation préoccupante
En France, les adultes consomment en moyenne 36 % de leurs calories sous forme d'aliments ultratransformés. Bien que ce chiffre soit inférieur à celui observé dans les pays anglo-saxons, il reste alarmant. Fardet recommande de limiter cette consommation à une ou deux portions par jour maximum, car ces produits riches en sucres ajoutés peuvent favoriser le développement du diabète, de l'obésité et de maladies cardiovasculaires.
Conseils pour une alimentation saine
Pour promouvoir une diète équilibrée, Fardet insiste sur l'importance d'incorporer des aliments d'origine végétale et de préparer les repas à partir d'ingrédients frais. Une consommation quotidienne de cinq fruits ou légumes peu transformés est idéale. Privilégier les produits bios et de saison est également fortement recommandé pour bénéficier des nutriments nécessaires tout en préservant notre santé et l'environnement.







