Plongée au cœur des délices vendéens avec un steward engagé.
Rien n'arrêtera notre ami le steward, véritable ambassadeur des bonnes adresses. Après avoir défendu les terrines maison et les authentiques flans à la vanille, il lance avec ferveur : "Sauvons la Vendée !" Suite à la tragédie de La Faute-sur-Mer, il appelle à l'action. La Vendée, terre discrète mais splendide, mérite toute notre attention. Malgré son calme apaisant, elle regorge de trésors cachés qui méritent d'être explorés.
Une table au cœur de la nature
Lors de notre visite, nous avions réservé chez Thierry Drapeau à La Chabotterie, à Saint-Sulpice-le-Verdon (02 51 09 59 31, comptez environ 70 €). En découvrant cette magnifique demeure et son vaste parking rempli de voitures, nous avons réalisé que nous étions les seuls clients du soir. C'était une expérience étrange de se sentir comme des usurpateurs, presque mal à l'aise devant tant de dévotion des équipes en cuisine. L'atmosphère intimiste ajoutait une tension palpable à notre soirée.
Un festin mémorable
Comme souvent, les publications culinaires ont exagéré l'importance des mises en bouche, laissant les chefs se concentrer sur des plats réussis. Notre plat principal, un homard bleu (35 €), préparé à la perfection dans une eau de mer, fut accompagné de petits pois lumineux. Les autres plats, comme le cabillaud et la pintade, étaient visuellement saisissants. La sommellerie, bien que parfois hésitante, parvint à nous offrir un vin de Bordeaux (Château Haut Gros Caillou 2005) qui, malgré sa timidité, accompagna parfaitement nos mets. En dessert, sous l'insistance de notre steward porté par son élan, nous optâmes pour deux kamoks, une liqueur de café locale qui ravira les amateurs. Je réalisai que lors de ma prochaine visite, je devrais me tourner vers le ratafia.







