D'après les recherches, il est crucial d'adopter un régime équilibré, adapté à chacun. L'expérience menée par les jumeaux Turner soulève des questions intrigantes sur l'efficacité des régimes riches en glucides comparés à ceux riches en graisses.
Les jumeaux britanniques, âgés de 36 ans, sont devenus des pionniers dans le domaine des expériences nutritionnelles. Après avoir exploré les effets de l'altitude et des routines d'entraînement variées, Hugo et Ross Turner ont décidé de s'attaquer à un défi différent : comparer les impacts de deux régimes alimentaires diamétralement opposés.
Une mise à l'épreuve sérieuse
Dans le cadre de cette étude rigoureuse, conduite par l'Université de Loughborough, les jumeaux ont suivi des régimes stricts reposant sur des apports spécifiques en macronutriments. Le but était de déterminer si l'un des régimes favorise réellement la perte de masse grasse tout en préservant la masse musculaire.
Ross, ayant opté pour une alimentation riche en glucides, a intégré 500 calories supplémentaires de ce type, alors qu'Hugo a choisi de consommer des graisses supplémentaires. Le reste de leur alimentation est resté constant pour mieux isoler l'effet des additions caloriques. Les résultats obtenus à la fin de l'expérience offrent un éclairage intéressant sur les différences entre les deux approches.
Des résultats révélateurs
Hugo, favorisant les matières grasses comme l'huile d'olive ou les avocats, a constaté une augmentation de sa masse musculaire. Cependant, cela s'est accompagné d'une sensation de fatigue persistante et d'une faim constante. « Je ne me sentais jamais vraiment bien », a-t-il partagé, notant qu'il devait manger fréquemment sans jamais se sentir rassasié.
Inversement, Ross a vécu une légère réduction de sa masse musculaire en raison de son régime glucidique, mais a enregistré une diminution significative de sa graisse corporelle et a affiché de meilleures performances physiques. Son régime lui a offert une satisfaction plus durable, bien qu'il ait éprouvé des envies de graisses plus prononcées.
Cet essai met en lumière des effets divergents selon le type de nutriments privilégiés, mais il ne conclut pas à une supériorité évidente d'un régime sur l'autre. Les chercheurs précisent que l'échantillon testé demeure trop limité pour des conclusions définitives. Comme l'indiquent les scientifiques, « l'essentiel est d'adopter une alimentation variée et saine ».







