Le surimi, traditionnellement associé à des saveurs maritimes, est devenu un incontournable des apéritifs et des salades en France. Ces bâtonnets orangés, faciles à consommer, sont souvent perçus comme des en-cas sains. Cependant, il est temps de se pencher sur leur véritable composition.
Un mélange trompeur
Bien que le surimi soit couramment associé à la chair de crabe, cette image est loin de la réalité. Selon les normes de l'industrie agroalimentaire, le surimi se compose principalement de chair de poisson blanc, souvent du colin d'Alaska ou du merlu. Les arômes de crustacés, ainsi que divers additifs tels que sucre et amidon, viennent composer cette pâte colorée. En fait, il n'est pas rare de trouver des mélanges incluant des résidus de poisson et des agents de texture.
Un aliment ultra-transformé
Le surimi industriel, tel que nous le connaissons aujourd'hui, tombe sous la catégorie des aliments ultra-transformés. Sa fabrication implique plusieurs étapes, de l'ajout de colorants à des arômes artificiels, rendant le produit moins nutritif que l'on pourrait le croire. En effet, la proportion de chair de poisson dans ces produits oscille entre 30 % et 45 %. La plupart des versions disponibles aujourd'hui ont été modifiées pour avoir une durée de conservation prolongée, mais cela se fait au détriment de leur valeur nutritionnelle.
Risque pour la santé
Le surimi, riche en sel et en sucre, offre peu de fibres et de vitamines. Une consommation excessive de ces aliments peut accroître les risques de maladies telles que l’hypertension et l’obésité. Ainsi, même si le surimi peut convenir comme petit plaisir occasionnel, il ne devrait pas constituer une base régulière de l'alimentation. Pour ceux qui cherchent des alternatives saines, d'autres sources de protéines marines ou végétales pourraient être plus appropriées.







