Le gouvernement envisage d'instaurer une taxe sur les boissons sucrées pour combattre l'obésité, une mesure soutenue par le Dr Laurent Chevallier, médecin consultant en nutrition au CHU de Montpellier.
La position du Dr Laurent Chevallier
À partir de janvier 2012, cette taxe sur les boissons sucrées pourrait modifier les comportements alimentaires. Bien que certains professionnels de santé puissent émettre des doutes, le Dr Chevallier est convaincu que cette démarche est nécessaire. Il souligne que les boissons sucrées sont souvent associées à des problèmes de santé, notamment l'augmentation des maladies métaboliques.
Selon lui, cette mesure pourrait inciter à améliorer l’hygiène alimentaire dans son ensemble. Il émet également des préoccupations sur la présence de substances comme le bisphénol A dans les canettes, un élément qui renforce la nécessité de réduire la consommation de sodas.
Les effets sur les enfants et les habitudes alimentaires
Il recommande vivement que les enfants limitent leur consommation de sodas, qui ne devrait rester occasionnelle. Le Dr Chevallier observe que de nombreux enfants en surpoids ont l'habitude de consommer ces boissons, ce qui peut créer une confusion entre boire et manger.
Cela étant dit, il insiste sur l'importance de l'eau comme première option, ce qui peut aider à rétablir un équilibre nutritionnel. Il note que bien que la majorité des consommateurs de sodas ne deviennent pas obèses, une consommation excessive de ces boissons pose un problème de santé publique.
Une première étape nécessaire
Pour contrer les critiques selon lesquelles cette initiative serait insuffisante, le Dr Chevallier plaide pour une approche progressive. Taxer les sodas représente une première étape, même si un taux de taxation plus élevé aurait sans doute eu un impact plus fort. Concernant les boissons édulcorées, il déplore leur exclusion, arguant que cela devrait également être une préoccupation, d’autant plus qu'il existe des doutes autour de l'innocuité de certains édulcorants comme l'aspartame.
À défaut de transparence sur ces produits, il est essentiel de maintenir une vigilance sur leur consommation.







