De plus en plus de jambons industriels arborent fièrement l'étiquette "sans nitrite". Pourtant, un ingrédient les remplace, et il n'est pas nécessairement meilleur pour votre santé.
Il y a quelques mois encore, la majorité des jambons disponibles dans le commerce contenaient des nitrites, notamment les additifs E249 et E250. Ces substances étaient utilisées pour lutter contre des bactéries nocives comme Clostridium botulinum, responsable du botulisme, tout en préservant la couleur attrayante du jambon.
Face aux préoccupations croissantes concernant leur impact sur la santé, notamment leur potentiel cancérigène, les fabricants ont été contraints d'éliminer ces sels nitrités de leurs produits.
Lisez bien les étiquettes !
Si les nitrites ont disparu, les industriels ont trouvé d'autres solutions pour conserver le jambon et maintenir sa teinte rosée. Parmi les alternatives, on trouve du sucre de canne (dans certains jambons bio) ou du dextrose, également connu sous le nom de D-glucose.
Cette pratique, révélée par le magazine 60 millions de consommateurs, soulève des interrogations. L'ajout de sucre, bien que permettant d'augmenter la durée de conservation et d'améliorer l'apparence et la texture, sert également d'exhausteur de goût.
Cependant, le dextrose présente un index glycémique maximal de 100, ce qui signifie qu'il est rapidement absorbé par le sang. Cela peut entraîner une élévation rapide de la glycémie, augmentant les risques de diabète ou de maladies cardiovasculaires à long terme.
Si vous choisissez d'acheter du jambon blanc, optez pour une salaison à base de sucre de canne. Le Programme national Nutrition Santé (PNNS) recommande également de restreindre la consommation de charcuterie à 150 g par semaine, ce qui correspond à environ trois tranches de jambon blanc ou de jambon de volaille.







