Les 8 et 9 octobre prochain, le salon VeggieWorld, le plus grand événement dédié au véganisme, se déroulera au CENTQUATRE à Paris. À cette occasion, nous avons eu l'opportunité d'interviewer Swantje Tomalak, organisatrice du salon et directrice de VeggieWorld France.
Swantje Tomalak incarne véritablement le véganisme. Originaire d'Allemagne, elle a connu un pays où le mouvement végan compte aujourd'hui plus d'un million d'adeptes, et où Berlin brille comme la capitale européenne du véganisme. Dans un discours dépourvu de prosélytisme, elle partage sa passion pour un mode de vie respectueux de l'environnement et de la santé.
Un mouvement ancré dans la réalité
Swantje Tomalak répond à la question qui taraude : "En France, pays de la gastronomie, le véganisme n'est-il pas utopique ?" Elle souligne que "Vegan ne rime pas avec insipide. En Allemagne, des chefs comme Attila Hildemann, avec ses ouvrages à succès, démontrent que la gastronomie végane peut être délicieuse et saine."
Une montée en puissance significative
Ensuite, nous aborderons la dynamique actuelle qui entoure le véganisme : "L'effet mode est dépassé. De nos jours, c'est normal de vivre végan. Une étude de Greenflex révèle que 2 millions de Français sont végétariens, et 38% ont réduit leur consommation de viande. Les grands distributeurs comme Carrefour et Monoprix s'engagent également en lançant leurs propres gammes de produits véganes. C'est une véritable explosion sur le marché !"
Elle ajoute que "le véganisme impacte positivement l'économie. La prise de conscience croissante des enjeux environnementaux et de la cause animale favorise cette évolution. Avec 130 exposants, dont 85 % français, le salon VeggieWorld illustre cette nouvelle ère."
Un mode de vie complet
Être végan ne se limite pas à l'alimentation. Swantje Tomalak explique que cela englobe également la cosmétique, l'habillement et un mode de vie conscient. Elle ne consomme ni cuir ni laine en raison des pratiques souvent cruelles dans l'industrie textile. Elle souligne que de nombreuses alternatives existent, comme les matières synthétiques ou le bambou, et que le style ne doit pas en pâtir.
Enfin, elle propose une vision nuancée du véganisme, précisant qu'il existe des niveaux variés, du flexitarisme au fruitarisme, permettant à chacun de trouver son équilibre au sein d'un régime majoritairement basé sur les plantes.







