Le célèbre magazine 60 millions de consommateurs a récemment passé au crible des pavés de saumon provenant d'Irlande, de Norvège et d'Écosse. À la surprise générale, il semble que le saumon conventionnel soit moins contaminé que son homologue biologique.
Trois ans après les préoccupations sur la sécurité du saumon norvégien, ce magazine a mené une étude détaillée sur la qualité du saumon frais disponible sur le marché français. Les résultats apportent à la fois une note positive et négative.
Les deux facettes de l'analyse
Sur une note encourageante, le saumon conventionnel dévoile une amélioration notable par rapport à il y a trois ans. En revanche, la montée de la contamination en métaux tels que le mercure et l'arsenic est alarmante pour le saumon bio par rapport à celui conventionnel.
"Pour le mercure, les concentrations restent heureusement en dessous de la limite réglementaire de 0,5 mg/kg de poisson frais. Le maximum observé a été de 0,05 mg/kg avec le produit de référence Olsen. Les taux d'arsenic, quant à eux, varient considérablement d'une référence à l'autre," souligne le magazine.
Origine de la contamination
Selon Fabrice Teletchea, spécialiste de la domestication des poissons à l'université de Lorraine, "un certain nombre de polluants provient incontestablement de l'alimentation des poissons". Il précise que celle-ci inclut des farines et huiles animales issues de poissons sauvages, ce qui peut expliquer cette contamination.
À noter qu'il existe bien moins de traces de pollution dans les saumons fumés. "Cela semble lié à la méthode de préparation, car en retirant les parties ventrales et dorsales, qui contiennent beaucoup de graisses, on parvient à réduire les contaminants de 40 à 50 %," ajoute Fabrice Teletchea.







