Cet automne, Pierre Hermé, Philippe Conticini et Yan Le Gall présentent leurs délicieuses réinterprétations des mooncakes, fortune cookies et roll cakes japonais. Malgré une intégration d'ingrédients asiatiques dans leurs créations, l’impact de la culture extrême-orientale atteint un nouveau sommet.
Au lieu des traditionnels gâteaux d'Halloween, Pierre Hermé s'oriente vers la Chine pour sa collection de cette saison. Parmi ses nouveautés, il propose des mooncakes revisités au chocolat et caramel moelleux, ou praliné et nougatine de sésame, un hommage à la tradition du festival de la lune. Ces desserts, à la forme ronde comme la pleine lune, se parent d'une touche de luxe grâce à leur illustration siglée.
Philippe Conticini, quant à lui, s'attaque aux fortune cookies à partir de la mi-novembre. Atypique et ludique, ce biscuit en forme de croissant cache un message spécial. Conticini y ajoute une note de noix de coco, rehaussant ainsi le goût traditionnel avec un croustillant inédit.
Des mochis façon Paris-Brest et Forêt-Noire
Ce nouvel engouement pour les recettes asiatiques trouve une source d’inspiration chez la nouvelle génération de pâtissiers. Yan Le Gall, passionné de réseaux sociaux, réalise des commandes depuis chez lui et se démarque avec sa version du roll cake japonais. Illustrant son parcours avec enthousiasme, le pâtissier souligne les possibilités créatives que ce gâteau offre, en jouant avec les saveurs et les textures.
Mathilda Motte, blogueuse culinaire, exprime son admiration pour les mochis, ces douceurs japonaises à la texture unique. Elle cherche à expérimenter en réalisant des mochis inspirés de classiques tels que le Paris-Brest et la Forêt-Noire, compilant ses recettes dans le livre Mochi Mochis.
Une fusion culinaire
L’attrait croissant pour la pâtisserie asiatique provient de la quête partagée d’excellence et d’esthétique dans le domaine du sucré. Comme le fait remarquer Mathilda Motte, cette intégration tardive de goûts asiatiques en France contraste avec l'attrait des Japonais pour les douceurs françaises déjà bien ancrées, comme les choux à la crème ou le Mont-Blanc.
En attendant que ces créations asiatiques prennent leur place dans les vitrines des pâtisseries françaises, il est intéressant d’explorer les innovations des pâtissiers japonais installés en France. Des créations comme la tarte au yuzu de Sadaharu Aoki et les macarons wasabi-raifort témoignent de cette belle fusion culinaire.







